La kiné respi et les bronchiolites

L’actualité dans les journaux fait bondir la kiné qui est en moi, ainsi que la maman de jeunes enfants. Alors comme ça, il faudrait carrément « éviter la kinésithérapie respiratoire pour les bronchiolites » selon pas mal d’articles en ce moment…

Ce billet n’engage que moi, kiné depuis 8ans, et qui ai désencombré des dizaines de bébés, le dernier bout de chou hier. J’ai déjà écrit un billet , je vais me répéter sur certains points.

 

Alors des petites choses :

*la bronchiolite est un virus, donc la kiné, les médicaments ou quoi que ce soit d’autre ne peuvent avoir d’influence sur la durée de la maladie. Non, la kiné s’occupe des symptômes de la maladie, deux principalement : les encombrements bronchique et nasal. C’est comme le paracétamol, il baisse la fièvre, il ne guérit pas non plus ! RIEN n’aura d’influence sur la durée de la maladie, on n’a encore RIEN découvert. Alors si la médecine même est incapable de diminuer cette durée, comment peut-on  penser que la kiné le pourrait ??? Dans une affection virale, on traite les symptômes  pour améliorer l’état du patient pendant la durée de la maladie…

*l’étude en question (un lien en français vers une étude similaire parue en 2008 : bronkinou) porte sur des enfants hospitalisés, ce qui est le cas d’1% des enfants atteints de bronchiolite. Ce sont les cas les plus graves. Et ce ne sont pas dans ces cas là que votre bébé va dans un cabinet en libéral.

 

Le déroulement d’une séance telle que je la fais :

*je commence par évaluer le bébé : je regarde s’il est tonique, s’il n’a pas de fièvre (au delà de 39, je ne fais pas la séance), je l’ausculte pour connaitre les bruits pulmonaires. Des ronflements m’indiquent un encombrement, des sifflements de la spasticité (les bronches/bronchioles du bébé sont enflammées, leur diamètre se réduit, d’où le sifflement), je regarde sa fréquence respiratoire, s’il présente des signes de « tirage » (le bébé utilise ses muscles inspirateurs accessoires pour respirer, ce qui se voit : un creux se forme au niveau de la base du cou, entre ses côtes, ses narines se dilatent). Je pose plein de questions : comment il dort, il mange, il joue…

*ensuite je désencombre le nez avec du sérum physiologique et fais un « mouchage rétrograde » : je bouche la narine où j’ai injecté le sérum et fais renifler le bébé. Je suis maman comme vous le savez, et cette manoeuvre est difficile à faire pour une maman sur son bébé, parce qu’il a horreur de ça. Le mouche-bébé est souvent utilisé par les mamans, mais cela ne vide que les narines, et souvent le cavum (une cavité située à l’arrière du nez, celle que l’on vide en reniflant bruyamment) ne se vide pas. Résultat, le bébé ne respire pas mieux. Un bébé respire essentiellement par le nez, donc cette étape est indispensable pour que bébé soit à l’aise ensuite.

*puis je passe aux fameuses AFE, accélérations du flux expiratoire. J’appuie sur la cage thoracique du bébé d’une main, l’autre maintient l’abdomen (mais n’appuie pas), plusieurs fois d’affilée, en me calant sur le rythme respiratoire du bébé. Parfois il m’arrive d’utiliser conjointement une autre technique, très efficace aussi : je maintiens le thorax du bébé en expiration, et remonte sur plusieurs respirations du bébé. Ainsi, je sens vibrer les sécrétions et les fais remonter doucement. Cette technique est très utilisée chez les personnes atteintes de mucoviscidose.

*dernière chose, non systématique : si le bébé ne tousse pas par lui-même, je déclenche sa toux en pressant légèrement la trachée (celle-ci est non calcifiée, donc molle, jusqu’au un an du bébé, donc cela n’est pas douloureux). Là, il m’arrive de faire cracher le bébé, en pressant sous son menton pour faire avancer les sécrétions dans la bouche. Je fais ça surtout chez les nourrissons, non diversifiés, ils ne digèrent pas les sécrétions, et cela leur remplit le ventre, donc mangent moins, donc…

*je fais des pauses ! Selon le bébé, la façon dont il supporte la séance, je laisse les parents faire des câlins et rassurer leur bébé, je réausculte pour voir l’effet des AFE, et recommence si je sens qu’il en a besoin.

*pour finir, je fais le point avec les parents, leur donne des conseils pour nourrir bébé, le coucher, son environnement, donner les médicaments, je prévois une autre séance si besoin, et si je suis inquiète, les oriente vers le médecin ou les urgences…

 

En général les bébés sont suivis dans mon cabinet pendant 4-5 séances. Cela aussi est important, nous voyons l’évolution de bébé, et parfois on détecte un truc anormal avant que ce soit devenu perceptible par les parents, et cela nous permet de réagir vite, et souvent d’éviter la fameuse hospitalisation… Nous accompagnons les parents tout le long de la maladie.

Pour moi, la kiné respi en libéral est importante pour éviter l’hospitalisation, et j’en ai eu plusieurs fois la preuve en images…

Alors oui, souvent, bébé pleure pendant la séance. Parce que la kiné respi, ce n’est pas agréable, on vous force à tousser, on vous lave le nez, c’est angoissant. Un « grand » de 5 ans m’a dit : « c’est pas sympa mais ça fait pas mal ! » Et j’ai des bébés qui ne pleurent pas, ou peu, on essaie de les distraire, l’essentiel étant qu’il ne bloque pas sa respiration au moment des AFE !

Après la séance, l’état général de bébé s’améliore souvent, il va mieux manger (n’aura pas ces sécrétions dans le ventre), mieux dormir (il reeeespire).

Ils parlent de fractures de côte dans les proportions d’1/1000. C’est clair que ça fait peur. On se dit ok, combien sans fracture sont passés avant moi ? Est-ce que je vais avoir le numéro ? Avec mon bol en plus, ça va être mon bébé le millième… Des statistiques posées comme ça, ça nous dit rien ! C’est beaucoup ? C’est peu ? D’autres études menées dans les cabinets en libéral parlent de moins d’1/4000. Qui croire ? Y a-t-il d’autres choses qui font que ce bébé parmi les 4000 autres va avoir une côte qui casse ? parce que je ne pense pas appuyer au point de faire casser un os…

Alors papas, mamans, attention à ce que peuvent dire les journaux, écoutez votre médecin, ce sera plus utile…

Moi, quand ma n°1 a fait sa bronchiolite, je n’arrivais pas à lui faire une séance correcte (des médecins n’arrivent pas à vacciner leurs enfants non plus…) alors je l’ai confiée les yeux fermés à mes collègues, et elle a mieux dormi, repris de l’appétit, recommencé à jouer…

Enfin je dis ça, je dis rien…

Ah oui, si vous êtes dans la Loire et que votre bébé a besoin de kiné respi ce week-end : on est là !

La gastro….

Ou quand votre maison se transforme en quelques heures en champ de bataille nucléaire !

Il y a des gens qui sont sensibles à la gastro, qui chopent ce satané virus dés qu’il pointe son nez dans la région, c’est (heureusement) pas le cas chez nous ! Mais, ce coup-ci, on y a eu droit, et très vite vous en venez à faire 10 machines à laver de suite, vous cherchez un moyen de cacher cette fichue odeur qui flotte dans l’air, vous donnez un, deux, trois bains à votre enfant dans la journée..

Je maîtrise tout ce qui est virus respiratoire, grâce à mon métier, je sais repérer les 1ers signes de bronchiolite, je sais quoi faire de suite, je connais les signes d’aggravation…

Mais la gastro, non, je sais juste que la seule chose à faire est gérer les symptômes en attendant que ça passe.

Sur ma grande, 4ans, ça va, aux premières diarrhées, je lui ai donné un anti-diarrhéique, puis un anti-nauséeux quand elle a commencé à se plaindre. Je l’ai gardée au chaud, elle a rien mangé pendant quelques jours, même les fameux gnocchis -dont elle ferait bien la base de son alimentation- ne passaient pas. Mais à 4ans, on est plus fort…

Pour bébé, la situation s’est aggravée en quelques heures, le soir, et je me suis trouvée dépourvue… J’avais bien prévu ces fameux médicaments dés les signes chez la grande, mais… Ça se déshydrate très vite un bébé…

De façon très vicieuse, j’ai reçu à mon cabinet un petit fascicule sur le SRO le lendemain du jour le + dur… Le SRO, Soluté de Réhydratation Orale…

Mais il était 20h30, l’état de bébé s’aggravait, et pas de solution…

J’ai appelé à l’aide sur twitter des professionnels de la petite enfance, qui ont réagi au quart de tour et m’ont donné la solution : ce lien sur le forum de supertoinette

Vous prenez donc :
*1l d’eau
*4 sucres
*2 pincées de sel

200ml/kg/24h et sur 12h max. Ben oui, au delà de 12h, on file chez le médecin, le cas est trop grave !

Tout le monde a ça chez lui !! Et ça m’a permis d’éviter la déshydratation de bébé !

Dans le doute, j’ai quand même téléphoné au médecin le lendemain, savoir si c’était pas inefficace, si je faisais les bons gestes. Il faut souvent se méfier des « trucs » trouvés sur internet ! Mais mes 2 twittous avaient eu raison, le médecin m’a dit de continuer comme ça. Donner les médicaments selon la posologie, et ce SRO maison. Pendant 12h, bébé n’a quasiment ingurgité que cette solution. J’ai soigneusement évité le lait, essayé des bricoles comme la compote pommes-coings. Et le plus important, elle n’a pas trop vomi, elle gardait les médocs et le SRO, je n’avais qu’à attendre…

J’ai surveillé les signes de déshydratation :
*peu d’urines, et foncées
*fontanelle qui s’enfonce
*pas de larmes lors des pleurs
*lèvres sèches et collantes, langue rapeuse

Pour ce qui est de l’état léthargique, bébé était forcément plus fatiguée que d’habitude, ne jouait pas, mais je savais que cet état était du à la maladie elle même, vous avez pas trop envie de danser la techno quand vous avez la gastro vous… Mais j’ai toujours réussi à la réveiller, elle n’était pas complètement molle non plus, c’est ça qui doit inquiéter…

Les pires signes qui doivent vous envoyer chez le médecin ou à l’hosto :
*des yeux enfoncés et cernés
*fièvre supérieure à 38,5°C
*respiration rapide

Un autre truc pour repérer la déshydratation : si la peau garde le pli. Je m’en sers beaucoup chez les personnes âgées en faisant un pli sur le dos de la main en pinçant, s’il reste en l’air, la personne est déshydratée. Pour bébé, faites ça sur la peau du ventre.

Le médicament pour la diarrhée a été efficace, mais si j’avais été coincée, on m’a donné un autre truc : l’eau de cuisson du riz, apparemment très efficace !

Et bien sûr, si les vomissements et la diarrhée s’étaient prolongés, toujours dans les mêmes conditions, Go chez le médecin !!

Mes filles ont traîné, de façon beaucoup plus légère, cette gastro pendant presque une semaine, mais aujourd’hui, tout le monde est remis, et elles ont un appétit d’ogre. Et je pense sincèrement avoir évité l’aggravation de bébé au moment le plus critique de la maladie grâce à ce truc.

Alors je partage, on sait jamais, vous pourriez en avoir besoin, même si je ne le vous souhaite pas…

Et encore merci à ceux qui se reconnaîtront ♥♥♥

La bronchiolite

Le vilain terme… qui fait peur aux mamans d’aujourd’hui…

Qu’est ce que c’est d’abord ?

Je trouve qu’actuellement on a tendance à étiqueter bronchiolite dés que bébé « siffle » un peu…

La « vraie » bronchiolite est un virus qu’on retrouve de plus en plus aujourd’hui, parce que nos enfants sont sociabilisés de plus en plus tôt, dans les crèches entre autres. Le plus souvent, il s’agit du VRS, et chez vous, il se manifeste par un gros rhume, mais chez bébé, ça se porte plus sur les bronches… Le virus de la grippe peut aussi provoquer une bronchiolite.

Alors il y a deux étapes :

-d’abord votre bébé va se mettre à siffler. Ça peut aller très vite, quand ma fille en a fait une, le matin, elle toussotait à peine, une toux plutôt sèche, et son nez coulait un peu. J’ai vu qu’elle était gênée et comme les bronchiolites débarquaient dans le cabinet où je bosse, j’ai tout de suite identifié les symptômes… le soir chez le médecin, on l’entendait siffler à 1m… Cette phase dure 1 ou 2jours.

-ensuite, il va « ronfler », signe qu’il y a des sécrétions bronchiques.

Certains remettent en cause l’efficacité des kinés, mais pour ce que j’en ai vu, on évite bien des hospitalisations…..

Alors pour être dans de bonnes conditions, il faut être à plus de 2h d’un repas, et si on vous a prescrit de la ventoline, donnez lui en environ 1h avant la séance, en le précisant au kiné. Si le bilan va être un peu modifié, la séance sera facilitée !

Le kiné va d’abord faire le bilan rapide de votre bébé, évaluer différentes choses. Au niveau pulmonaire bien sûr, mais d’autres choses peuvent l’alerter sur l’état de votre bébé… J’y reviendrais plus tard.

Ensuite, il commence par « dégager les voies aériennes supérieures » : en gros il va moucher votre bébé, avec du sérum phy qu’il va instiller dans une narine, le bébé sur le côté opposé. Le bébé en soufflant va faire ressortir le sérum par l’autre narine, ce qui entraine toutes les sécrétions.

Ensuite, il va faire renifler votre bébé : c’est le mouchage rétrograde : il va lui fermer la bouche sur une inspiration, ce qui va avoir pour effet d’entraîner les sécrétions de l’arrière du nez (le cavum, que l’on vide en reniflant bruyamment). Puis, il va appuyer derrière le menton, sous la langue, pour faire sortir les sécrétions. Cela va empêcher votre bébé de déglutir et faire sortir les sécrétions.

Votre bébé peut maintenant respirer facilement par le nez.

Ensuite, et c’est la partie un peu (beaucoup ?) impressionnante de la séance, il va pratiquer ce qui s’appelle des Accélérations du Flux Expiratoire (AFE).

Le terme « clapping » désignait une ancienne technique qui consistait à taper sur la cage thoracique du bébé. Cette technique est aujourd’hui abandonnée, je tiens à le dire, elle est dangereuse, inefficace, et douloureuse !

Les AFE : en fait, le kiné va apposer ses mains sur le bébé, une sur la cage thoracique, et une autre sur l’abdomen. Ensuite, il va accompagner bébé dans son expiration pour qu’elle soit complète et rapide, ce qui a pour effet d’entraîner les sécrétions bronchiques vers la sortie. Alors en général, bébé aime pas ça, parce qu’on l’oblige à souffler à fond, alors qu’il a déjà du mal à respirer. Mais il s’agit surtout d’inconfort, j’ai personnellement des bébés qui se marrent pendant la séance (bon, pas le mouchage, c’est vrai, mais je connais pas un bébé qui aime avoir du liquide dans le nez !)

Ensuite, si votre bébé ne tousse pas, il va provoquer la toux par réflexe, en appuyant brièvement sur la trachée. Puis, à nouveau, il va faire cracher votre bébé afin qu’il n’avale pas ses sécrétions.

Pour moi, cette étape est importante jusqu’à la diversification alimentaire du bibou. En effet, un nouveau-né n’est pas équipé niveau enzymes pour digérer les sécrétions. Résultat, ça lui remplit le ventre, et il va donc beaucoup moins manger, et finir de perdre du poids… On s’en rend compte facilement, les sécrétions ressortent telles qu’elles dans la couche…

Après la séance, vous allez voir c’est magique, on voit que bébé respire mieux, moins vite (bon quand il a arrêté de pleurer….) et surtout, il va vous faire une méga sieste, parce qu’il s’épuisait, dormait mal à cause de ses difficultés à respirer, et là il est bien !

Une fois rentrés à la maison :

-Aérez sa chambre au moins 10minutes par jour, on s’imagine pas tout ce qui peut stagner dans l’air d’une maison

-humidifiez l’air : si vous n’avez pas d’humidificateur, le plus efficace, c’est encore la cocotte minute : vous faites chauffer de l’eau et vous faites évacuer la vapeur dans sa chambre. En plus, j’étendais le linge de ma fille dans sa chambre.

-surélevez la tête de lit : le plus simple, mettez un oreiller sous le matelas. Il faut que cela fasse dans les 30° pour que ce soit efficace, sans que vous ne retrouviez votre bibou au fond du lit parce qu’il aura glissé !

-ne surchauffez pas sa chambre : on a tous tendance à se dire « il a de la fièvre : faut le mettre au chaud »… mais non, 18-20° sont largement suffisants pour la chambre de votre bibou.

-Pas d’huiles essentielles ! pas avant ses 3ans. Pareil, on se dit que mettre un peu d’eucalyptus va l’aider à se dégager, mais il faut savoir que les huiles essentielles ne sont pas anodines, et qu’il y a des risques de convulsions, entre autres….

-ne fumez pas en présence de bébé… alors ça, je peux vous dire que quand je fais un câlin a bébé après une séance éprouvante et qu’il sent la cigarette, j’ai des envies de mettre des coups de pieds dans les genoux……

-fractionner les repas : bébé a du mal à prendre les biberons qu’il prend d’habitude ?et bien donnez en deux plus petits au lieu d’un gros !

Le traitement médical : la ventoline

Alors votre médecin a pu vous prescrire différentes choses, entre autres antibios si comme ma fille, votre bibou double tout d’une bonne otite, cortisone, tout ça… Chacun sa technique pour lui filer les médocs. Mais pour la ventoline, et le babyhaler, c’est pas forcément évident. Ce médicament va dilater les bronches de votre bébé, et ainsi l’aider à respirer…

Alors je recommande de se mettre à deux pour le faire, un des 2 tient le bébé assis sur ses genoux, et l’autre lui applique doucement le masque sur la figure et envoie les bouffées de ventoline. Ensuite, vous attendez une dizaine de respirations de votre bébé. Il y a un espèce de clapet qui se soulève lorsque bébé inspire, ça aide bien pour compter ! On arrive aussi à le faire seul, il faut juste un peu plus de dextérité en tenant bébé d’une main, et le babyhaler de l’autre !

Le babyhaler dans cette technique est à l’horizontale, ce qui permet une bonne diffusion de la ventoline, à la verticale, le produit a tendance à s’impacter au fond.

Si votre bébé hurle en voyant arriver le truc, pourquoi ne pas jouer avec ? beaucoup de soins deviennent laborieux à partir de l’age de 1an, mais si papa et maman jouent avec ce truc, ça doit pas être si méchant… Je le mettais moi même, prenait une drôle de voix, faisait rire mon bébé… qui voulait essayer ensuite !

Les signes de gravité …

Alors en tant que kiné, beaucoup de choses s’évaluent facilement, sans instrument aucun…

-la fièvre : plus de 39, pas de séance de kiné…

-l’alimentation : bébé mange-t-il à moitié moins que d’habitude ? c’est un signe qu’il ne va pas bien

-le sommeil : est-ce qu’il dort bien ?

-vomissements ? il arrive parfois que bébé se dégage de toutes ces sécrétions qu’il avale en vomissant un bon coup. Si ça le soulage, il faut aussi voir qu’il devait y avoir une bonne quantité de sécrétions pour qu’il fasse cela…

-fréquence respiratoire : si elle est supérieure à 60/min

-apnée ? combien de temps ?

-« signes de tirage » : alors ceci est présent quand bébé a beaucoup de mal à respirer, il va utiliser ses muscles inspirateurs accessoires, au niveau du cou cela se voit par une dépression qui se forme au dessus de son sternum

-Battements des ailes du nez : c’est le nez qui se gonfle à l’inspiration

-Battement thoracoabominal : en fait les mouvements de l’abdomen et du thorax s’alternent

-coloration : les lèvres de votre bébé prennent une teinte bleutée s’il manque d’oxygène. Sa figure est très blanche.

-tonus-vigilance : un bébé qui d’ordinaire est dynamique qui devient somnolent, « mou »…

Enfin, c’est la combinaison de plusieurs de ces signes qui doivent vous alarmer.

 

Voilà, je ne fais que partager mon expérience de la chose, si vous avez le moindre doute : chez le doc !!

Un document très complet sur la bronchiolite

Le lavage de nez

Alors, si les petites mèches suffisent pour un lavage quotidien, dés que bébé est malade, c’est une autre affaire…

S’il prend un rhume ou n’importe quoi, il est indispensable que son nez soit dégagé dans son intégralité, et pas juste les narines. Dites vous toujours que votre bébé ne sait pas respirer par la bouche, à plus forte raison au moment où il mange…

Donc s’il est malade, avant chaque repas au minimum, dégagez son nez.

Je suis kiné, et pour les enfants atteints de bronchiolite, on apprend à le faire avec du sérum physiologique que l’on injecte dans une narine, bébé installé sur le côté opposé, le sérum physiologique va ressortir par l’autre narine. Puis, on fait renifler le bébé en lui fermant la bouche sur une inspiration, ce qui s’appelle le mouchage rétrograde. Ensuite, on évite que le bébé avale et on le fait cracher en faisant des pressions sous le menton.

Le fait de le faire cracher n’est pas obligatoire, surtout lorsque juste le nez est pris. Pour le cas de la bronchiolite, c’est un peu différent, mais laissez à votre kiné le loisir de faire ça…

Mais sérieusement, c’est dur quand il s’agit de son bibou à soi, j’en sais quelque chose. Mais bon, numéro2 est née au plus froid de l’hiver, et sa soeur était malade, et son papa aussi. Et même si on évite les bisous sur le visage, très vite, j’ai eu à nettoyer son nez…

Donc sérum physiologique, et je me suis aidée du mouche-bébé pour bien dégager tout le nez, et pas que les narines. Le sérum phy fluidifie les sécrétions, donc j’ai pu les aspirer facilement.

Et bien sûr, finir par un énorme câlin, parce que c’était pas sympa tout ça…

Dés la naissance

Dés que votre petit bout pointe son nez, vous vous retrouvez à faire des soins.

Au minimum, tous les jours :

-vous faites les soins de cordon, désinfecter, nettoyer… à ce sujet, le prochain qui me dit que ça ne fait pas mal à bébé, je lâche le chien… parce que si le cordon n’est pas innervé, le nombril lui, est hypersensible, et les larmes de douleur de ma louloute n’étaient pas fictives, elles !

-vous donnez des vitamines, plus ou moins selon si vous allaitez ou non. Comme j’allaite, bébé a droit à ADEC tous les jours, et Vitamine K une fois par semaine.

-les soins aux fesses : une couche restée un peu longtemps, ou maman allaitante qui s’est lâchée sur de la cuisine mexicaine, et hop, bébé a les fesses rouges… Si c’est vite impressionnant (j’ai vu les fesses de numéro1 se mettre à saigner, j’en pleurais de douleur avec elle), un peu de crème  résout vite le problème (sans pub, moi c’est Bepanthène qui marche bien, mais je sais qu’il y en a d’autres) J’en mets une bonne couche, surtout histoire de protéger, et en général, quelques heures plus tard, c’est mieux !

-le lavage de nez… Alors ça, on vous l’apprend à la maternité en faisant des petites mèches, ce qui suffit pour un lavage quotidien d’un bibou en bonne santé. Pour un « vrai » lavage de nez, je vais faire un article à part

-les yeux : s’ils coulent un petit peu, les nettoyer avec une compresse imbibée de sérum phy

Et voilà, les soins quotidiens que je fais à mon bibou, pour la plupart au moment du bain.