Au revoir Nounou…

Vous savez, j’ai décidé de confier mes enfants à une assistante maternelle pour la garde.
Déjà, première phrase que je tape, premier sentiment de malaise.
On reprend :
J’ai décidé de confier mes enfants à une nounou pour qu’elle s’occupe d’eux. (là ça va mieux.)

Il s’est passé quelque chose ces dernières années, depuis mon enfance, l’administration, les lois, le cadre, et les petites cases bien belles ont remplacé l’humanité, je ne vois que ça.
Une « ancienne » nounou que je soigne m’explique « nous on nous demandait si on aimait les enfants, c’était le point primordial, il ne fallait pas dire qu’on faisait ça pour gagner sa vie, le salaire c’était secondaire. L’essentiel c’était la passion des enfants, la tendresse qu’on pouvait leur apporter. J’ai fait aussi famille d’accueil pour la DDASS, on nous disait d’essayer de nous protéger en ne nous attachant pas trop aux enfants, et c’est sûr, ça c’était le plus difficile, surtout pour ces petits perdus de la DDASS qui ont un tel manque affectif »

Oui, voilà, mon idée de la nounou c’est ça, quelqu’un qui est là pour essuyer les larmes, faire un câlin, consoler ce bébé qui a du mal à laisser sa maman, lui apporter tout l’amour que je ne peux pas lui donner pendant que je travaille. J’ai lu récemment dans le journal le témoignage d’une auxiliaire puéricultrice qui travaillait dans une crèche, elle même maman d’un petit bout, et qui explique clairement qu’elle préfère confier son bébé à une assistante maternelle agréée parce qu’en collectivité, « nous n’avons pas suffisamment de temps pour satisfaire l’énorme besoin affectif des tout-petits » Après il me semble qu’elle dit préférer la crèche plus tard pour la sociabilisation. Certes, sociabiliser. M’enfin je trouve que l’école s’est très bien occupée de ça quand ma fille a eu 3ans.

Moi je veux une nounou, parce que nounou, c’est quelqu’un d’important.

« Assistante maternelle agréée » Alors ça c’est une jolie expression. Bien froide. Parce que nounou, nourrice, c’est trop chargé. Je pense assez bizarrement à la nourrice de Juliette dans Roméo et Juliette. Celle qui l’aime de tout son coeur et ferait n’importe quoi pour elle. Trop chargé nourrice, vraiment. Vaut bien mieux une assistante maternelle agréée, là on sait que c’est du sérieux, ça déconne plus, elles ne sont pas là pour aimer et élever vos enfants. Non, maintenant ce sont des professionnelles qui assistent les mères avec leur agrément. Chic ! Vive le politiquement correct. Bref, je suis pas là pour parler langage. Enfin, j’ai l’impression que ça commence là quand même.

La maison du bonheur

Je ne voulais pas d’un environnement aseptisé, je cherchais la maison du bonheur, celle où on se sentait bien, même si de la poussière traîne sur un meuble. Je voulais de la nature, des animaux, un environnement épanouissant où ma fille pourrait grandir et apprécier les choses de la vie, avec des bras prêts à faire des câlins quand elle en aurait besoin, une nounou contre qui se pelotonner quand elle serait malade ou fatiguée. Ce vieux labrador à qui elle s’est tenue pour faire ses premiers pas. Chez nounou, elle a nourri les poules, elle a promené les chiens, et le lapin ! Elle a ramassé des feuilles de toutes les couleurs à l’automne. Elle a fait de la luge. Elle a marché, beaucoup, souvent. Elle a fait du vélo, comme passager dans de grandes et belles balades, ou dans la cour quand il a fallu apprendre. Chez nounou on fait des parties de « guilis » quand on est triste, ou mal luné.

Enfin voilà, j’avais trouvé une maison qui débordait d’amour.

L’enquête

Et puis, pour je ne sais quelle obscure raison, alors que je suis le seul employeur depuis plus de 6 ans, le conseil général décide de faire une enquête. Alors qu’ils viennent juste de lui renouveler son agrément.

Ça a commencé en septembre, une première visite qui a terrifié nounou. « J’ai l’impression d’avoir des pièges à loups derrière les portes quand je l’entends parler » me dit elle au téléphone, complètement paniquée. Des choses qui une fois l’émotion retombée paraissent tellement ridicules qu’on en rigole ensemble ! Comme si ma fille allait aller chercher une chaise dans la pièce à côté, ouvrir un placard, positionner la chaise devant le rayon des produits ménagers à 1m40 de haut, puis monter dessus pour s’envoyer un coup de vinaigre d’alcool. D’ailleurs on a testé, elle ne peut pas, sinon elle tombe de la chaise. Des tas de choses de cet acabit, plein de broutilles ridicules.

-l’escalier là, il n’a pas de barrière
-les 5 marches qui descendent au garage ? mais cette porte est fermée d’habitude !
-oui mais là elle est ouverte.
-non mais là je vous montre !
-peut être mais ce n’est pas sécurisé.

Voilà le genre de dialogue de sourds qu’elles ont eu.

Surtout que lors du renouvellement il y a 5 ans de ça, alors qu’elle gardait ma fille qui n’avait pas un an, il n’y avait pas de problème, juste des « faites attention, ne vous éloignez pas » quand elle est sur la chaise haute ou autre. Non, en 2009, la maison ne présentait pas de risque pour cet enfant en bas âge. Par contre, en 2015, c’est devenu un environnement hostile, miné.

J’ai eu d’autres échos de cette personne par des nounous que je connais par mon travail, qui ont eu affaire à elle. « Inhumaine » est le mot qui revient le plus souvent. « elle ne doit pas avoir d’enfants parce qu’elle ne se rend absolument pas compte » Le pire qui m’a choquée, dans les témoignages que j’ai eu, elle a demandé à une nounou de parquer un bout de jardin parce que le terrain était ouvert sur des prés, donc non sécurisé. La nounou lui a répondu « parquer ? mais c’est pas des labradors que je garde !!!! »

Ensuite, elle (l’assistante sociale) a demandé que nounou voit un psychologue. Elle était tellement stressée lors de sa visite qu’elle a remarqué « des troubles » . Peut être parce que nounou se rendait compte qu’elle parlait à un mur froid, qui avait décidé que cet environnement ne lui plaisait pas. Oui, elle l’a stressée, complètement. Elle l’a harcelée de questions, bousculée verbalement, vous auriez pas stressé vous ? Nounou a perdu ses moyens et a mal répondu aux questions…

Les filles ont commencé à sentir nounou pas bien quand ces échéances se rapprochaient.

Chez la psychologue, tout se passe bien, elle admet qu’il ne faut pas changer ma toute petite d’environnement à cet âge (3 ans), ce n’est pas le moment. Elle voit bien les incohérences dans le signalement fait par l’assistante sociale. Mais…. « je n’irais pas contre ces gens là madame, je travaille avec eux ». En gros, non, elle ne l’aidera pas.

Re visite, re pièges à loups, plus loin, derrière une autre porte.

Donc elle décide de la mettre devant une commission pour le retrait de son agrément.

Une chance persiste, elle a le droit de venir se défendre le jour où la commission se réunit, ce qu’elle fait, et aidée de son mari, également représentant syndical. Ils ont démonté point par point les griefs contre elle. Ils sont revenus confiants.

Et nous alors ?

Et nous dans tout ça ? à aucun moment on ne nous avait demandé notre avis, nous n’avons rien à dire, « ce dossier ne vous concerne pas madame » !!!! C’EST MES GAMINES QUAND MÊME !!!!! Je veux dire c’est pas mon chien ou mon poisson rouge, c’est de mes gosses qu’il s’agit, de leur environnement, de la personne qui les élève quand je travaille depuis leur naissance !!

Mais enfin, pour cette commission, ils sont obligés de me demander mon avis. Obligés par la loi l’article blablabla. Parce que l’autre, elle s’en fichait pas mal, son avis était fait. Et d’ailleurs cette chose collante qui arrête pas de déranger sa victime pendant qu’elle essaie de lui mettre la tête sous l’eau, c’est pénible, cette chose qui appelle sa nounou toutes les 3 minutes tellement elle sent le stress et la tension ambiante. Et elle souffle pendant les visites, on peut pas avoir la paix franchement !…

« excusez moi madame, mais mon travail avant tout c’est de m’occuper de la puce, pas de faire visiter »

Donc mon avis je le donne. De tout mon coeur, j’explique pourquoi j’ai choisi cette nounou en particulier, il y a 6 ans 1/2 quand ma numéro 1 est née, pourquoi je l’ai gardée après ma grossesse de n°2. J’explique ce qu’elles font comme activité, tout l’amour qu’il y a entre elles… J’explique tous les services que me rend nounou, comme aller chercher ma grande à l’école de mon petit village de montagne, alors qu’elle habite en plaine à 15km…

Deux pages d’explications.

Utilité = zéro.

La lettre

Ce début de semaine, la sentence est tombée, la commission a décidé, l’agrément est retiré. Sur le champ. Avec une lettre qui est presque un parfait copié collé de celle qui informait nounou de la tenue de la commission.

« je demande le retrait de votre agrément pour les raisons suivantes : blablabla »

« nous avons décidé le retrait de votre agrément pour les raisons suivantes : blablabla »

A quoi cela a-t-il servi qu’elle aille se défendre ? à rien, pas un seul mot sur leur défense, les mêmes arguments ridicules. Exactement les mêmes mots.

Le coup de massue est énorme. Je dois trouver une autre solution, pour demain, le retrait de l’agrément est effectif lorsqu’ils vont recevoir l’accusé de réception, donc demain.

Une mamie dépanne pour mardi, mais ce ne peut être une solution durable, parce que son boulot à elle c’est mamie, pas nounou.

J’appelle le Conseil Général. J’explique la situation, peut être un peu énervée, j’avoue. Après les larmes de lundi, c’était la colère. La personne au téléphone me dit de me débrouiller pour trouver une autre assistante maternelle.

-Parce que vous allez pas m’aider alors que c’est à cause de vous si on se trouve dans cette situation ?
-Je n’y suis pour rien madame, et ce n’est pas mon travail.

Appeler la mairie qu’elle m’a dit. Elle n’ouvrira que jeudi après midi dans mon patelin, il faut trouver plus vite.

Elle a fini par prendre mon téléphone et me dire qu’elle va essayer un truc. Elle n’a jamais rappelé.

Alors la famille, les amis se mobilisent, une solution est trouvée rapidement. Histoire de pas trop les changer vite, de pas les balancer chez une inconnue, peut être très gentille, mais inconnue.

Mais dans cette conversation avec le conseil général, une autre chose m’a marquée, je lui ai demandé si elle pensait au bien être de mes enfants :
-on ne pense qu’à ça madame
-venez expliquer ça à ma fille alors, je pense qu’elle ne va pas voir les choses comme ça ! C’est pour des normes ridicules que vous avez fait ça, c’est aberrant.
-Vous avez eu de la chance.
-de la chance ? c’est pas un mois qu’elles y sont restées, c’est 6 ans 1/2 !!!

Je pense les faire jouer au loto, survivre 6 ans 1/2 dans un environnement apparemment aussi hostile, c’est de la chance !!!!

L’annonce

Il restait encore le plus dur à faire. Le dire à ma fille, à la grande si calinou, si aimante.

Mardi soir, une fois la visite faite dans la famille qui a proposé de me dépanner, brutalement, elle a compris. J’étais dans la cuisine, au téléphone avec le papa, je lui disais que c’était ok pour les semaines à venir quand elle est venue. Décomposée, blanche.

-Mais maman, tout ça, ça veut dire qu’on ira plus chez nounou ? qu’elle ne va plus nous garder ?

Alors je lui explique, entre deux sanglots, que nounou a besoin d’un papier pour faire son travail et que quelqu’un lui a enlevé, alors elle n’a plus le droit. Pourquoi ? la sécurité. Elle ne comprend pas, sanglote, pense que c’est sa faute. Je lui donne l’exemple du placard, elle me répond que jamais elle ne touche aux placards, qu’il faut qu’elle parle à cette personne qui a pris le papier pour lui dire…

Nausée… Elle va se coucher dans les larmes, le ventre presque vide. Elle ne veut pas aller à l’école demain. Tout le monde pourrait vous le dire elle adore l’école. Je lui dis qu’on ne peut pas rater l’école à cause de mauvaises nouvelles, je la rassure comme je peux, on va la voir encore nounou, on ira! Oui mais ce sera pas pareil…

La petite n’a rien dit, elle essaie de faire rire sa soeur en faisant la pitre comme elle sait si bien faire.

Elles s’endorment.

Et vers minuit, des pleurs, c’est la petite qui fait des « caussemars »… Impossible à calmer, j’ai du beaucoup câliner pour lui permettre de se rendormir…

J’ai expliqué à la maîtresse, que ça risquait d’être dur aujourd’hui. Mercredi non, par contre, j’ai eu un mot en fin de semaine pour son comportement dissipé (3 avertissements). Ce n’était arrivé qu’une fois en tout début d’année, alors qu’elle avait du mal à assimiler les nouvelles règles du CP… Oui, elle est dans le rouge, vers le bonhomme « :-s », c’est pas bien, on a puni, forcément, mais je sais d’où ça vient…

Pour n°2, la nouveauté depuis mercredi ce sont les caprices avec des grosses larmes, chose qu’elle n’avait jamais fait avant, dés que quelque chose la contrarie.

Mais c’est pour le bien être de mes enfants……………………

Alors je sais pas trop la suite, on va se battre pour nounou, faire des courriers, essayer de sonner à des portes. De son côté, elle fait appel, et essaie aussi de trouver des gens pour l’aider.

Mais franchement, à quel moment est ce qu’aseptiser l’environnement est devenu plus important que l’attitude de la nounou ?

Alors, je comprends tout à fait que certains veuillent ça pour leur enfant, c’est leur point de vue et je le respecte. Et il y a sans doute des assistantes maternelles agrées qui vont tout à fait répondre à leurs attentes. Ou mieux, des crèches ! Mais moi j’avais trouvé ma nounou, selon mes critères, et on me l’enlève…

Si l’assistante sociale qui a fait ça à nounou est de bonne foi, elle manque sacrément d’humanité. Mais je pense sincèrement que dés le départ ça lui a pas plus, le chien qui jappe, nounou qui a voulu être honnête et pas mettre sa maison nickel chrome comme font certaines. Elle lui a pas déroulé le tapis rouge, comme elle avait toujours fait lors des contrôles. Mais d’habitude, celles qui venaient s’inquiétait des enfants, pas des normes débiles….

Acharnement, harcèlement, je n’ai pas peur des mots, je pense vraiment que c’est de ça qu’il s’agit.

Nounou va pointer au chômage.

Et nous faut qu’on se débrouille. Bien le système y’a pas à dire.

On t’aime nounou.

 

 

8 réflexions au sujet de « Au revoir Nounou… »

  1. Je ne sais que dire à part que je comprend ta colère, tristesse…pourtant j’ai pas d enfants et je ne suis pas « nounou »
    Je comprend car je suis dans le social et il y a nombre d aberration de ce genre, soit disant pour le bien des enfants, des jeunes, des adultes, des handicapés…mais qui empêche de faire du…social…le cœur même du boulot…
    Et les normes ne font pas le métier. J’ai bossé en crèche et mon avis: Plus jamais dans cette crèche, je déconseille les parents d y aller, car tout est aux normes (pour le bien de l enfant) mais ce même enfant est en danger…
    C’est comme les adoptions, il faut un dossier énorme et si on est pas aux « normes » l as décide qu on est de mauvais parent mais les parents naturels pas d enquête, tout est beau tout est joli…alors que quand je bossais dans un foyer d ados, on expliquait aux juges qu il faut arrêter l obligation à l enfant d aller chez les parents le we car dangereux pour lui mais non, c’est important le lien familial (ouais mais le gamin est placé pour viol d un des parents…)
    Et ceux qui ont tout bien aux normes débiles, sont ils de bons professionnels de l enfant? Pas toujours mais eux gardent leurs agréments…
    Et au milieu de tout cela, au milieu de toutes ces lois pour le « bien » il font plus de mal…
    Je suis vraiment triste pour toi, tes filles et ta nounou. Courage à vous!!!
    Et je sais aussi par expérience que les as n ont pas toujours du cœur mais heureusement pas une majorité!!!

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  2. Je suis plutôt d’accord, bossant aussi dans le milieu (mais plus indirectement car n’étant pas au contact direct des jeunes).

    Ce n’est pas la première fois que j’entends ce genre d’histoire. Comme le dit lamarie84, il y a certaines « étrangetés » dans les décisions rendues par les JE (Juge des enfants) (entre autres hein)…

    Malheureusement, depuis quelques années déjà les cadres sont de plus en plus contraignants que ceux qui existaient il y a quelques années (évaluations internes et externes) – là je parle plus des ESMS. Mais c’est le cas aussi pour les AM/AF… Une fois qu’ont a mis celles qui font ça pour le fric (oui oui ça existe malheureusement), on retrouve les AM qui sont là pour réconforter, câliner et tout le reste.

    Certes, il existe un certain nombre de points à respecter pour la sécurité, mais je pense que quand tu fais ce métier tu en est conscient, d’autant plus que tu as l’agrément délivré par le CG.

    Ta pauvre nounou a dû tomber sur une AS nouvelle dans le métier et un peu trop zélée… Car il y aurait vraiment eu un souci chez la nounou, elle aurait perdu son agrément bien avant…

    Je trouve d’autant plus aberrant le fait qu’il n’y ait pas de « délai » après la visite de l’AS, afin de permettre à la nounou de faire les travaux si y’avait besoin…

    Désolé si je me suis un peu éparpillé mais certains trucs de « la protection de l’enfance » me laissent sur le cul parfois.

    Bon courage à nounou, à tes ptites puces et à toi-même, Sandrine.

    [Reply]

    drine a répondu:

    si il y a eu un délai, mais que fallait-il qu’elle fasse ? qu’elle installe une barrière derrière la porte ? je t’assure que les demandes sont ridicules……… le cabanon de jardin est accessible… quand on ouvre le portillon…. et elle avait ouvert pour lui montrer… je t’assure c’est fou :/
    Merci, pour me détendre, je me bats avec linux, ça change :p

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  3. Coucou chère Drine 🙂
    J’ai lu attentivement ton billet.
    J’en suis tout ému …
    J’espère que vous trouverez rapidement une solution ?

    Avec toute mon amitié et ma sympathie 🙂
    Gros bisous les Filles ♥

    JD

    [Reply]

    drine a répondu:

    Merci de ton soutien JD <3

    [Reply]

  4. Ma drinette, mes nénettes
    Que d’émotions en lisant ce billet. Que de tristesse aussi ! Comment peut-on privilégier le nickel-chrome à la tendresse? Comment privilégier le correct sécurisé au confort et bien-être?
    Ces nounous qui ne doivent pas apporter d’amour aux enfants.
    Ces enfants en garde chez nounou qui ne doivent pas s’attacher à cette personne.
    [Cet enfant, ce « DDASSEUX », qui placé à l’âge de 3 mois à titre permanent, ne doit surtout pas appeler « maman » sa nounou quand il commencera à parler. Imaginez-vous le drame « maman » ! Nounou, fais ton travail en lui interdisant de sortir ce mot de la bouche de ce tout petit!! On tolérait, à l’époque, le mot « tata »] du vécu.
    Bref, ce sentiment de colère, d’incompréhension me fait réagir. J’imagine votre peine. Je vous souhaite bon courage, à vous, aux filles et à nounou.
    Gros bisous
    Evelyne Articles récents..Retour à la neigeMy Profile

    [Reply]

    drine a répondu:

    C’est ça, comme si un enfant n’avait pas besoin d’amour pour grandir… on veut tellement faire du politiquement correct qu’on en oublie le principal… Après discussion avec beaucoup de monde ici, plusieurs familles m’ont dit arrêter de faire de l’accueil parce qu’on leur retirait les gosses « parce que vous vous attachez trop à eux »….. Merde, si un gosse qui a eu des grosses galères dans sa vie peut même pas recevoir un peu d’amour… 🙁
    bisous toi

    [Reply]

  5. Je découvre ton billet avec émotion. On ne peut rester sans voix devant de telles agissements. Même si – et surtout – parce qu’on se sent démunis face à une situation aussi aberrante et inhumaine.
    Une nounou est effectivement, à plus d’un titre, une véritable seconde maman. Pas seulement une maman de substitution, mais quelqu’un de forcément et foncièrement aimant et humain, chez qui les enfants passent tout de même souvent plus de temps qu’avec leur vraie maman. Et quand on a la chance d’avoir trouvé cette perle, c’est un vrai bonheur. Les filles peuvent ainsi grandir et s’épanouir en toute confiance.
    C’est tout un équilibre qui est balayé d’une « simple » décision qui ne peut qu’être injuste. La première réflexion est bien entendu de penser que cette personne ne peut pas avoir d’enfants, pour infliger cela à d’autres.
    Autant on peut comprendre que des contrôles soient exercés (et c’est d’ailleurs fort heureux), autant on ne peut accepter un tel acharnement. Si au moins, c’était justifié !
    Et comment se battre devant un tel mur d’indifférence ?
    Quand on connaît tes filles, leurs sourires, leur joie de vivre, quand on sait qu’elles aiment autant leur nounou que leur propre maman, même si, on le sait bien, en tant qu’adultes et parents, c’est différent, ce ne peut être pour elles qu’un véritable traumatisme, une totale incompréhension.
    Le pire dans toute cette histoire, c’est que les principales concernées n’ont même pas leur mot à dire.
    Alors, c’est sûr, une nouvelle « assistante maternelle agrée », surtout en dehors des grandes agglomérations, ça doit courir la campagne. Et bien entendu, ça se trouve du jour au lendemain. Il y a de quoi perturber les filles, avec un tel cataclysme, un tel déracinement. Bien sûr, on dit que les enfants savent bien vite s’adapter aux grands changements… Mais qui a dit cela ? De bien belles théories, car en attendant, on fait comment ? Et on leur explique comment ?
    C’est révoltant, mais encore une fois, en l’écrivant, je me dis que je n’ai pas de solution miracle. Et que tout cela, tu le sais déjà. Et ça ne fait que remuer le couteau… Je suis désolé, sincèrement.
    Stop !
    Je me disais bien… tes petits clins d’œil du matin me manquaient, depuis une semaine. Maintenant, je comprends.
    Alors, ce que je voulais juste te dire, c’est que nous sommes de tout cœur avec toi, avec tes filles. Soyez forts, pour garder le sourire et partager votre joie de vivre pour et avec vos filles.
    Plein de bisous, ma Sandrine.
    Et plein de câlins à tes filles.

    [Reply]

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